pas à pas

les larmes que tu extirpes de mon corps

abondamment

les douleurs que tu fais ruisseler sur les parois de mon ovale

lentement

mes humeurs cycliques dont tu te joues

sûrement

mon cadran dont le fuseau t’échappe

forcément

ces pêchés que tu croques

savoureusement

ces songes que tu animes

fiévreusement

mon âme qui s’y piétine

silencieusement


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